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Reprise site internet : comment changer de prestataire sans perdre son site (ni son SEO)

Changer de prestataire web sans perdre son site ni son référencement : les vérifications essentielles (WHOIS, AUTH_INFO, clause de cession) et les étapes concrètes de la migration.

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TL;DR

Vous voulez quitter votre prestataire actuel et vous demandez si vous allez récupérer votre site ou repartir de zéro ? C’est une reprise site internet qui se passe bien dans l’immense majorité des cas, à condition de vérifier trois choses avant de claquer la porte :

  • La propriété du nom de domaine. Vérifiez dans le WHOIS que c’est bien vous, et pas votre prestataire, qui êtes déclaré comme titulaire (le “registrant”).
  • L’accès au code et à la base de données. Vous devez pouvoir récupérer un export complet des fichiers et de la base de données, pas juste des captures d’écran ou un PDF.
  • La clause de cession des droits dans votre contrat. Sans clause écrite et précise, le code et le contenu peuvent rester la propriété du prestataire, même si vous avez tout payé.

Si ces trois points sont clairs, changer de prestataire site internet se fait sans drame et sans interruption. On vous montre comment vérifier tout ça, comment récupérer son site web concrètement, et comment migrer site web vers un nouvel hébergeur sans perdre une seule position sur Google.

Pourquoi tant d’entreprises restent bloquées chez leur prestataire actuel

C’est un scénario qu’on croise plus souvent qu’on ne le pense : une entreprise n’est plus satisfaite de son agence ou de son développeur, mais elle n’ose pas partir. Pas par fidélité, mais par peur de tout perdre. Deux raisons expliquent ce blocage.

La dépendance technique, d’abord. Beaucoup de sites sont construits sur des CMS maison ou des solutions propriétaires que seul le prestataire connaît vraiment. Résultat : même si le client veut partir, il se retrouve à devoir soit payer pour “racheter” son propre site, soit tout refaire depuis zéro. Un site sous WordPress, Drupal ou Joomla se transfère sans souci technique majeur. Un CMS interne développé sur-mesure, en revanche, complique tout : le nouveau prestataire ne le connaît pas, doit le prendre en main (avec un surcoût), ou recommande carrément une refonte.

Le flou contractuel, ensuite. C’est le point le plus sous-estimé. En droit français, la simple commande d’un site internet n’emporte pas automatiquement le transfert des droits de propriété intellectuelle. Sauf clause contraire écrite, le prestataire reste par défaut titulaire des droits patrimoniaux sur le code, le design et parfois même les textes. Beaucoup de clients découvrent ça au pire moment : au moment de partir, quand le contrat signé deux ou trois ans plus tôt ne mentionne rien de précis sur la cession de propriété.

Ce mélange de dépendance technique et de flou juridique crée une forme de rente pour certains prestataires peu scrupuleux : le client reste, non pas parce qu’il est satisfait, mais parce qu’il n’a jamais vérifié ce qu’il pouvait légalement récupérer.

Les vérifications à faire avant de partir

Avant même de chercher un nouveau prestataire, prenez deux heures pour faire l’état des lieux de ce que vous possédez réellement. Ça évite les mauvaises surprises en cours de route.

Le titulaire du nom de domaine dans le WHOIS

Direction un outil WHOIS (celui de l’AFNIC pour les domaines en .fr, ou un WHOIS générique pour les autres extensions) et tapez votre nom de domaine. Regardez le champ “registrant” : c’est censé être vous, votre entreprise, votre SIRET. Si c’est le nom de l’agence qui apparaît, c’est un problème à régler immédiatement, avant même d’envisager un départ.

Vérifiez aussi que les coordonnées associées sont à jour et que l’adresse e-mail utilisée pour le WHOIS n’est pas hébergée sur le domaine que vous comptez transférer : sinon, vous risquez de ne plus recevoir les e-mails de validation au moment du transfert. Et attention à un piège classique : modifier les informations du registrant juste avant un transfert peut bloquer l’opération pendant 60 jours.

Le code AUTH_INFO

C’est le code de sécurité qui autorise le transfert de votre nom de domaine vers un nouveau registrar. Sans lui, impossible de faire bouger le domaine. Votre prestataire actuel a l’obligation de vous le transmettre si vous en faites la demande : c’est votre domaine, pas le sien.

Le contrat et la clause de cession de propriété intellectuelle

C’est le nerf de la guerre. Relisez votre contrat initial et cherchez une clause de cession des droits qui soit écrite, précise et distincte du simple paiement de la prestation. Pour être valable, elle doit préciser :

  • l’objet exact de la cession (site, code source, base de données, charte graphique, contenus) ;
  • l’énumération des droits cédés (reproduction, modification, diffusion) ;
  • l’étendue territoriale et la durée (idéalement, cession totale et définitive) ;
  • les modalités d’utilisation et de rémunération liées à cette cession.

Si votre contrat ne mentionne rien de tout ça, ou reste vague (“le client dispose d’un droit d’usage du site”), c’est un signal d’alerte. On l’aborde plus en détail dans notre article sur le devis site internet : c’est exactement le genre de clause à vérifier avant même de signer, pour ne pas avoir ce problème le jour où vous voudrez partir.

Les licences des CMS non-libres

Si votre site tourne sur une solution propriétaire (pas WordPress, Drupal ou Prestashop, mais un CMS maison ou un abonnement type Wix/Webflow), vérifiez si vous payez une licence d’utilisation. Dans ce cas, le contrat doit prévoir la souscription ou la cession de cette licence à votre nom, sinon vous ne récupérerez qu’une coquille vide, sans le moteur qui fait tourner le site.

Comment récupérer concrètement son site

Une fois les vérifications faites, place à l’action. Voici ce que vous devez demander, point par point.

L’export complet des fichiers et de la base de données. Pas une copie d’écran, pas un export partiel : la totalité des fichiers (HTML, CSS, JS, images, .htaccess) et un export complet de la base de données au format SQL. Si votre site est sous WordPress, des plugins comme Duplicator ou All-in-One WP Migration permettent de générer un package complet en un clic.

L’accès FTP/SFTP. Demandez les identifiants de connexion FTP ou SFTP à votre hébergement actuel, avec un logiciel comme FileZilla vous pouvez télécharger l’intégralité des dossiers (public_html, wp-content, wp-admin) sur votre propre ordinateur.

Les sauvegardes locales. Ne vous contentez jamais d’une seule copie chez le prestataire. Téléchargez tout en local, sur votre ordinateur et idéalement sur un support externe ou un cloud personnel. C’est votre filet de sécurité si la relation avec le prestataire se tend pendant la transition.

Un point de vigilance sur les médias : vérifiez que vous avez bien les droits d’utilisation des images et visuels utilisés sur le site (factures des banques d’images, par exemple). Si les visuels ont été achetés par l’ancien prestataire en son nom propre, il ne pourra pas légalement vous en céder les droits.

Les étapes techniques de la migration vers un nouveau prestataire

Une fois que vous avez tout récupéré, la migration technique suit une logique simple, mais chaque étape compte pour éviter la moindre coupure.

1. Souscrivez le nouvel hébergement avant de résilier l’ancien. C’est la règle numéro un pour un zéro interruption : gardez les deux hébergements actifs en parallèle le temps du transfert. Résilier trop tôt, c’est le meilleur moyen de se retrouver avec un site hors ligne pendant plusieurs jours.

2. Vérifiez la compatibilité technique. Versions PHP et MySQL, extensions spécifiques (modules e-commerce), certificats SSL : assurez-vous que le nouvel hébergeur supporte les mêmes technologies que l’ancien, sinon le site peut afficher des erreurs après l’import.

3. Créez l’environnement chez le nouveau prestataire. Base de données vide, utilisateur MySQL avec les bons droits, puis import du fichier SQL exporté précédemment.

4. Transférez les fichiers via FTP/SFTP, puis modifiez le fichier de configuration (wp-config.php pour WordPress) avec les nouveaux identifiants de connexion à la base.

5. Testez sur un environnement de staging avant la mise en production. La plupart des hébergeurs fournissent une adresse technique provisoire pour vérifier que tout fonctionne (navigation, formulaires, affichage mobile) avant de rendre le nouveau site public.

6. Choisissez le bon timing. Programmez la bascule en période de faible trafic, un week-end ou en dehors des heures de pointe de votre activité. Ça limite l’impact si un imprévu technique survient pendant la propagation DNS, qui peut prendre entre 12 et 48 heures.

7. Ne résiliez l’ancien hébergement qu’après avoir validé que tout fonctionne sur le nouveau, e-mails compris.

Le point critique à ne jamais négliger : les redirections 301

C’est, de loin, l’erreur qui coûte le plus cher lors d’une reprise site internet : oublier ou mal configurer les redirections 301 quand les URLs changent.

Une redirection 301 indique à Google que le déplacement d’une page est permanent. Elle transfère l’autorité accumulée (les backlinks, l’historique, le classement) de l’ancienne URL vers la nouvelle. Sans elle, chaque page qui change d’adresse devient une erreur 404 aux yeux de Google, et vous perdez d’un coup tout le travail SEO effectué sur cette page.

Selon la documentation officielle de Google Search Central, la bonne méthode consiste à :

  • mapper chaque ancienne URL vers son équivalent le plus précis sur le nouveau site, jamais une redirection en masse vers la page d’accueil ;
  • éviter les chaînes de redirection (une URL qui redirige vers une autre qui redirige encore vers une troisième) ;
  • mettre à jour le sitemap et le soumettre dans Google Search Console ;
  • conserver les redirections au moins un an, le temps que Google transfère tous les signaux vers les nouvelles adresses.

Comptez de quelques semaines à deux mois pour que la migration soit totalement digérée par l’algorithme. Une petite fluctuation de trafic pendant cette période est normale ; une chute brutale et durable, en revanche, signale presque toujours un problème de redirections mal faites ou oubliées.

Les signaux d’alerte qui montrent qu’un prestataire retient sciemment son client

Certains comportements ne trompent pas. Si vous les repérez, c’est le moment de vous faire accompagner, éventuellement par un professionnel du droit du numérique.

  • Le refus de transmettre les accès FTP, le code AUTH_INFO, ou un export de la base de données, sans justification technique valable.
  • L’absence de clause de propriété claire dans le contrat initial, alors que vous avez payé l’intégralité de la prestation.
  • Un discours qui insiste sur le fait que “le site ne peut pas être transféré”, sans preuve technique concrète (un CMS libre comme WordPress se transfère toujours).
  • Une demande de paiement supplémentaire pour “libérer” le site, non prévue au contrat initial.
  • Des délais de réponse anormalement longs dès que vous évoquez un changement de prestataire.

Face à ce genre de situation, gardez une trace écrite de toutes vos demandes (e-mail plutôt qu’appel téléphonique), et rappelez que le nom de domaine et le code AUTH_INFO doivent, légalement, vous être transmis si vous en êtes le titulaire.

C’est précisément pour éviter ce genre de blocage que chez WebLevel, la clause de cession de propriété intellectuelle est actée dès la signature du contrat : le code, le contenu et le nom de domaine vous appartiennent en pleine propriété, sans ambiguïté et sans négociation à la sortie. Vous pouvez consulter le détail de notre approche sur la page création de site internet.

FAQ : vos questions sur la reprise de site internet

Peut-on toujours récupérer son site après une rupture avec son prestataire ?

Dans la grande majorité des cas, oui, à condition que le CMS soit une solution ouverte (WordPress, Prestashop, Joomla) et que le contrat prévoie une cession claire des droits. Pour un CMS propriétaire non-libre, la récupération peut être plus limitée, voire impossible sans accord du prestataire.

Combien de temps prend une migration de site sans perte de SEO ?

La migration technique elle-même prend généralement quelques jours. Mais le transfert complet des signaux SEO vers les nouvelles URLs, via les redirections 301, s’étale sur plusieurs semaines à deux mois selon la taille du site.

Le nom de domaine peut-il rester chez l’ancien prestataire ?

Non, ce n’est pas recommandé. Le nom de domaine doit être enregistré à votre nom (vous êtes le “registrant”). S’il est au nom du prestataire, demandez un changement de propriété ou un transfert complet vers un registrar de votre choix.

Que faire si mon prestataire refuse de me transmettre les accès ?

Rappelez par écrit vos droits contractuels et légaux, notamment sur le code AUTH_INFO du domaine. En cas de blocage persistant, un avocat spécialisé en droit du numérique ou une mise en demeure peuvent débloquer la situation.

Faut-il refaire son site entièrement en changeant de prestataire ?

Pas nécessairement. Si votre CMS est standard (WordPress, par exemple) et que le code est propre, un nouveau prestataire peut reprendre l’existant sans tout reconstruire. Une refonte complète n’est utile que si le site est très ancien, mal codé, ou construit sur une technologie propriétaire obsolète.

Sources fiables

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À propos de l'auteur

Simon Amzallag

Simon Amzallag accompagne les indépendants, artisans et petites entreprises avec WebLevel sur la création de sites WordPress, le référencement naturel, la visibilité dans les IA et l'amélioration de leur acquisition en ligne.